suite de la naissance

Suite de la naissance de Maya

     Vivons la suite de la naissance de Maya ... 

J'évoquai la perméabilité des choanes* (la définition de ce procédé est décrit plus bas) , de l'oesophage et de l'anus.

En effet, dans une maternité en général, les sage-femmes sont soumis à des protocoles lorsque le bébé sort  (collyre dans les yeux, aspiration... ) j'ai manqué  beaucoup d'informations sur ce domaine..  je n'avais pas pensé à regarder sur internet, pensant que la sage-femme m'en parlerait durant la préparation à l'accouchement.. 

Lorsque le bébé sort, il est vivement conseillé de laisser le bébé 2h en pratiquant le peau-à-peau avec la maman afin de faire connaissance plus intimement avec ses parents et que cela est possible même avec une césarienne puisque je l'ai vécu avec mon fils (je l'expliquerai dans la partie naisance d'Ethan). 

Voici ces informations extraites sur internet sur le forum plus loin dans le texte :  sur la perméabilité des choanes etc.. et les soins classiques pratiqués sur bébé à sa naissance, alors que lorsqu'il est possible, il est mieux que le bébé puisse naître en douceur, d'où mon choix sur l'accouchement physiologique plutôt que de laisser faire les protocoles des sages-femmes en maternité classique. 

Tout s'est fait tellement vite à la naissance de Maya, j'ai regretté de ne pas avoir "insisté" pour avoir Maya sur moi juste à la sortie du ventre...  car même avec une césarienne, des mamans peuvent avoir leur bébé sur elle . Même Richard n'a pas coupé le cordon ombilical.. 

Je n'avais que ces sensations de gêne : ces jambes paralysées...  le froid dans la pièce ..  mais la présence totale de Willy et de Richard purent pallier à cette absence de ma fille qui était aux soins.  

Il est vrai qu'elle était née un mois avant terme et cela y est pour beaucoup ...pourtant à peine née, elle était bien, a crié, donc je pense qu'on aurait pu la mettre sur moi... 

LE PLACENTA

J'ai beaucoup regretté de ne pas avoir demandé à voir le placenta du bébé.. J'aurai aimé voir à quoi cela ressemblait...  et ce nid douillet dans lequel ma fille s'était lovée pendant 9 mois durant...  Dans certaines coutumes, dans des pays, des femmes font cuire le placenta. et le mangent ,et d'autres l'enterrent dans le jardin, dans la terre, symbole de la maternité, de la naissance, de la feminité, du cycle...  


LE CORDON OMBILICAL 

Il est possible de demander à garder le sang du bébé au congélateur, et qui pourrait toujours servir, soit en cas de maladie et même pour d'autres bébés.. 

Ah n'y ai je pas du tout pensé à cela... je m'étais informée sur internet, mais j'avais complètement oublié ce jour là.. d'où l'importance que la sage-femme puisse nous le rappeler ...  



 

Les sage-femmes ont un protocole derrière lequel elles se rangent, et disent que le dialogue est ouvert: "On en discute, si c'est possible, on le fait, si c'est impossible, on vous explique pourquoi".  
Je comprends leur situation, et je respecte le fait qu'elles ont des directives et ne peuvent sans doute pas prendre d'initiatives, elles font sans aucun doute au mieux pour la santé de la maman et du bb.
 
Mais dans les faits, quand on leur demande des détails:
 
Collyre dans les yeux: le protocole fait qu'elles sont obligées de mettre ce produit à base de nitrate d'argent, et que tant qu'elles n'ont pas d'ordre contraire des médecins, elles continuent.
 
Aspiration: ce n'est pas systématique, mais si le bb a des glaires, elles aspirent.
 
Mesure: elles ne jugent pas que c'est douloureux, car elles ne tirent pas sur les membres du bébé mais le laissent se détendre.
 
Peau à peau: immédiat après la sortie de bébé, impossible compte tenu du champs opératoire.  
Par la suite: possible, mais cela dépend de l'endroit où est conduit la maman après l'accouchement. En chambre ou salle de naissance, pas de problème. En salle de réveil: incompatible (d'ailleurs, l'anesthésiste m'a confirmé qu'il n'était pas pour la salle de réveil, notamment pour l'allaitement entre autres arguments), il faut alors attendre qu'on vous ramène en chambre après le passage en salle.

Apports de lait supplémentaires: mon premier enfant a été continuellement supplémenté en lait, même après ma montée de lait, et il a fallu que je grogne pour qu'ils arrêtent. Pour le second, j'ai donc demandé à la SF s'il était possible de ne pas donner d'autre lait que le mien. La réponse a été: on en donne uniquement pour les petits bébés, faibles, et quand la maman n'a pas de lait.



 

 

 

 

 

 

Profil sup primé

Posté le 08-10-2007 à 22:15:50  

 

Dans la plupart des maternités françaises les bébés subissent dès leur arrivée tout un tas de gestes désagréables systématiques qui sont non seulement inutiles si le bébé va bien mais qui sont aussi potentiellement dangereux.  
Sous prétexte que le bébé n’est pas en mesure de se plaindre verbalement et de se défendre physiquement on en profite pour lui faire subir tout un tas d’actes douloureux sans se poser de question sur la pertinence de ces actes et sans chercher à les éviter.
 Je me suis donc renseignée pour savoir comment, tout en veillant à la sécurité de mon bébé, je pourrai lui éviter ces actes. Voici donc les principaux gestes qui sont  fait classiquement aux bébés et ce qu’on peut faire à la place :
 
Clampage du cordon :
La pratique courante consiste à clamper (pincer) le cordon aussitôt le bébé sortie du ventre de sa mère lui coupant ainsi brutalement l’apport en oxygène que lui procure le sang du placenta. Au lieu de s’adapter en douceur à la vie aérienne le bébé se voit obligé de prendre brutalement sa respiration.


On peux tout à fait attendre que le cordon ait fini de battre avant de le couper, ainsi il continue à véhiculer du sang et de l’oxygène vers le bébé et l’adaptation à la vie aérienne se fait en douceur.

Le score d’apgar :
Il regroupe des critères qui permettent d’apprécier l’état clinique du bébé.  
Il est effectivement important d’observer le bébé à la naissance mais il n’est nul besoin pour cela qu’il soit séparé de sa mère.  
 
Pour évaluer l’apgar on se basse sur l’observation, on peut donc très bien le faire alors que le bébé est sur le ventre de sa maman.
 
Vérifier la perméabilité des choanes :
Les  choanes sont les orifices postérieurs des fosses nasales faisant communiquer les cavités nasales avec le rhinopharynx. (communication entre le nez et la gorge.)
Cet examen consiste à passer une sonde dans les narines du bébé et à l’enfoncer jusqu’à sa gorge afin de vérifier que ces orifices ne sont pas bouchés.  
 
On peut éviter au bébé cet examen très désagréable en plaçant un miroir sous les narines du bébé. Si les choanes ne sont pas bouchées alors on observe lors de l’expiration un peu de buée sur le miroir. Par ailleurs un bébé ayant les choanes obturés présente en générale d’autres signes ( difficultés à respirer) qui montre qu’il est gêné, il suffit donc d’observer.
 
Vérification de l’œsophage :
On vérifie que le bébé ne présente pas une atrésie de l’œsophage, c’est à dire une fermeture qui empêche la communication entre œsophage et estomac. Une atrésie de l’œsophage fait que le bébé ne peut pas s’alimenter et que tout ce que le bébé avale risque de passer dans les poumons.  
Pour cet examen on introduit une sonde dans les voies digestives du bébé et on réalise ce qu’on appel un test à la seringue afin de vérifier que la sonde est bien allée jusque dans l’estomac.  
Encore une fois c’est un geste extrêmement  désagréable et douloureux qui peut non seulement blesser le bébé ( parfois la sonde remonte avec du sang car elle peut créer des petites lésions) mais aussi provoquer une aversion orale (c’est à dire un bébé qui ne supportera plus qu’on lui mette quelque chose dans la bouche ce qui  peut gêner son alimentation.) Enfin ce geste peut même aller jusqu’à provoquer des malaises cardiaques chez le bébé, nécessitant ainsi une prise en charge plus lourde et plus traumatique.  
 
Ce geste peut être évité. Déjà en le remplaçant par l’observation : un bébé présentant une atrésie de l’œsophage présente certains symptômes cliniques : tendance à « mousser » (il recrache beaucoup de salive puisque qu’il ne peut pas l’avaler)et il a du mal à respirer puisque justement sa salive retombe dans la trachée.
Si déjà le bébé ne présente aucun de ces deux symptômes il parait vraiment très peu probable qu ’il soit atteint d’atrésie. Pour en être totalement sûr on peut mettre bébé au sein et lui donner quelque gouttes de colostrum : si le bébé déglutie il n’y a pas d’atrésie, si jamais il y a atrésie quelque gouttes de colostrum ne seront de toute façon pas dangereuses pour ses poumons.
   
 
Vidange de l’estomac :
Lorsqu’on introduit la sonde jusqu’à l’estomac pour diagnostiquer une atrésie on en profite en générale pour aspirer le liquide qui s’y trouve.
Ce geste n’a d’intérêt que dans certain cas bien particulier de recherche de germe suite à une  infection mais il ne doit pas être fait en systématique.  
Le fait d’aspirer le liquide stomacal peut perturber la digestion du bébé et provoquer des trouble de sa glycémie.  
 
On peut tout simplement s’abstenir de faire se geste.    
 
Désobstruction:
Avec une sonde on aspire la gorge et le nez du bébé. C’est également très désagréable, cela gêne sa respiration, peut également provoquer une aversion orale et de petites lésions.  
 
Un bébé né par voix basse est naturellement massé par la filière génitale il n’est donc pas nécessaire de lui infliger cela s’il respire normalement.  


Vérification de la perméabilité anale :
On met au bébé une sonde ou un thermomètre pour vérifier que l’anus est perméable.

Alors qu’il suffit d’attendre un peu voir si le bébé fait son méconium.


Collyre :
On instille au bébé des gouttes oculaires pour soit disant éviter une infection.
C’est désagréable, voir douloureux, pour bébé ; cela peut créer des irritations ou des allergies et cela perturbe les premiers échanges visuels du bébé avec sa mère.
De plus le collyre utilisé est généralement un collyre antibiotique, hors un antibiotique ne se met pas en une seule application  (et c’est pourtant ce qu’il font en maternité) sinon il y a risque de créer des bactéries résistantes qui seront donc beaucoup plus difficiles à éliminer. Si on veut être logique et traiter une infection il faut mettre un collyre antibiotique plusieurs fois par jour pendant au moins 3 ou 4 jours et pas une seule fois.  

Une prévention aux antibiotiques était valable autrefois lorsque les femmes étaient souvent victimes d’infections vaginales non traitées, qui pouvait se transmettre au bébé. Aujourd’hui si la mère ne présente pas de maladie vaginale particulière il n’y a pas de raison de mettre un collyre. On surveille et on ne traite que s’il y a signe d’infection.

 
Le bain :  
le bain du bébé à la naissance est un rituel mais il n’apporte rien.
Le bain refroidit le bébé et lui retire son vernix (couche protectrice) il risque donc beaucoup plus de faire une hypothermie. Le bain enlève au bébé l’odeur qu’il connaît, lui fait perdre ses reperds et le sépare inutilement de sa mère.  
Il paraîtrait même que le bain augmente les pertes de poids du bébé dans les premiers jours car le refroidissement occasionné lui fait dépenser plus d’énergie.
Enfin beaucoup de mères apprécient l’odeur de leur bébé à la naissance, ils serait donc dommage de s’en priver.  
 
Le bain peut attendre plusieurs jours après la naissance.
 
Mensurations :  
Il n’y a aucune urgence à peser et mesurer un bébé.
Encore une fois cela le sépare inutilement de sa mère au lieu de les laisser faire connaissance. Part ailleurs la mesure de la taille du bébé oblige à l’étirer d’un coup, de force alors qu’il vient de passer 9 mois recroquevillé dans le ventre de sa mère.  
 
On peut demander à ce que le bébé ne soit pas peser avant plusieurs heures et mesuré seulement au bout de quelques jours. (il ne va pas prendre 3cm entre temps)
 
Lumière :
Le bébé est resté dans l’obscurité durant des mois il est donc violent pour lui de l’aveugler avec des lumières vives au moment de sa sortir et des "soins".
 
On peut demander à ce que la lumière soit douce et tamisée pour la venue a monde du bébé.  

Vitamine K :
Elle a un goût extrêmement amer et persistant qui pourrait provoquer une aversion orale.

On peut les administrer (si les parents souhaitent que leur enfant en reçoive) après les premières tétés pour que le premier goût perçu dans sa vie par le bébé ne soit pas une mauvaise expérience.

 
conclusion :  
Les seules choses dont un bébé en bonne santé à besoin ce sont les bras, la chaleur et l’odeur de sa mère, et rien d’autre.  
Il faut que les soignants réapprennent à observer avant d’agir. Malheureusement c’est une discipline qui se perd au détriment du bien être et de la sécurité des bébés et des mères.  
 
Il y a certains cas où ces gestes peuvent être utiles (liquide méconial, bébé ayant du mal à respirer, signes cliniques alarmants, ...)  mais fait en systématique ils apportent plus d’inconvénients que d’avantage.    
Tous les soignants qui pratiquent ces gestes en systématique sur un bébé devraient se les faire à eux même avant, je pense que cela aiderait à leur ouvrir les yeux.  
 
 
PS :  Le bien être du bébé est un tout et pour respecter le bébé et l’accueillir dans les meilleures conditions possible il faut aussi se poser des questions sur tout le déroulement de l’accouchement . Quand on force une mère à s’allonger pendant le travail, à pousser en position gyneco, souvent trop tôt et en force, c’est non seulement nuisible pour la mère mais aussi pour le bébé : cela augmente les risques d’extraction instrumentale, de souffrance fœtale, …et donc les risques d’avoir à pratiquer des manipulations désagréables sur le bébé. Idem pour l’injection de synto, la péri quasi systématique, l’expression abdominale ect …

 

 

 

 

 

 

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